Lexique autour de l’accessibilité numérique

RGAA, WGAC, déclaration d’accessibilité… Vous venez d’arriver sur le blog et vous êtes perdu(e) ? Découvrez alors un lexique de 7 mots autour de l’accessibilité. Cet article vous permettra aussi d’en savoir davantage sur nos services : Qu’est-ce qu’un audit ? Comment rendre mon site conforme aux règles d’accessibilités ? En quoi le WCAG est en lien avec l’accessibilité numérique ?

Commençons par le commencement ! Il est utile de définir le terme « accessibilité » avant d’en apprendre davantage. Il existe plusieurs formes d’accessibilité : physique (se déplacer dans l’espace), accessibilité à l’éducation, au travail, à la santé, etc. Ici, nous parlerons d’accessibilité numérique pour les personnes en situation de handicap.

1. Accessibilité numérique

L’objectif est l’inclusion ! Les personnes handicapées peuvent utiliser des logiciels ou du matériel spécifique pour récupérer les informations d’un site et interagir avec son contenu. Il existe déjà de nombreuses technologies pour chaque type de handicap. Ce système fonctionne alors avec l’aide de sites accessibles. Les entreprises se doivent de respecter la loi.

L’accessibilité a donc plusieurs définitions possibles. « Officiellement », l’accessibilité numérique signifie que les personnes handicapées peuvent utiliser le numérique. Autrement dit, ces dernières doivent pouvoir percevoir, comprendre, naviguer, interagir et contribuer aux sites.

L’accessibilité numérique concerne toutes les situations de handicap, notamment (mais pas seulement) les handicaps auditifs, les handicaps visuels, intellectuels, cognitifs, psychiques et moteurs. Cela concerne aussi les personnes âgées dont les capacités diminuent avec l’âge parfois.

2. Audit

L’audit prend en compte les aspects techniques (utilisation correcte de certaines balises HTML) et les aspects sémantiques (la clarté des libellés) d’un site. Ainsi, un audit fournit des analyses, des recommandations et permet de trouver les pages web non-conformes. Un site est accessible lorsque son contenu se consulte par les personnes valides comme les personnes en situation de handicap. Un auditeur assure l’audit.

Vous avez alors un doute sur l’accessibilité de votre site en lisant cet article ? Koena vous propose un audit en français et en anglais, conforme aux normes RGAA, WCAG et WAI-ARIA.

Il existe 3 types d’audit RGAA chez Koena :

  • Le diagnostic : c’est grave ? Audit rapide et économique, sur une sélection de critères seulement. Il comporte 1 à 5 pages maximum.
  • L’audit initial : 1er audit exhaustif puisqu’il permet de se positionner. Il est donc nécessaire pour publier sa déclaration d’accessibilité, ou en vue d’une mise en conformité.
  • L’audit de contrôle : permet de vérifier si le travail effectué suite à un audit initial a permis de faire évoluer le score de conformité.

On trouve aussi des services complémentaires à l’audit RGAA :

  • La revue de maquette : passage en revue de maquettes graphiques en amont ;
  • L’atelier de priorisation : suite à un audit, priorisation des corrections en fonction de vos objectifs et de l’impact utilisateur et de votre budget ;
  • L’accompagnement au pilotage : accompagnement dans la définition ainsi que la mise en œuvre de votre stratégie accessibilité numérique.

3. Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations – RGAA

Le RGAA a été crée pour mettre en œuvre l’article 47 de la loi handicap de 2005 et son décret d’application, actualisé en 2019. La version 4 du RGAA date du 20 septembre 2019. Cette dernière se structure donc en 2 parties :

  • les obligations à respecter : s’adresse aux juristes, aux managers et à tous les professionnels du web et de l’accessibilité ;
  • une liste de critères pour vérifier la conformité d’une page web : s’adresse aux auditeurs.

4. Web Content Assessibility Guidelines – WCAG

Le WCAG rend les contenus web plus accessibles à un plus grand nombre de personnes handicapées et plus faciles d’utilisation en général. Le WCAG 2.1, datant du 5 juin 2018, est une recommandation officielle du W3C (World Wide Web Consortium) avec 17 nouveaux critères. Ils concernent ainsi les problématiques liées au mobile, à la basse vision et au handicap cognitif. Les critères sont répartis en 3 niveaux :

  • A ;
  • AA (dit double A) ;
  • AAA (dit triple A).

5. Déclaration d’accessibilité

La mise en œuvre des exigences d’accessibilité se traduit par une déclaration d’accessibilité. Ce document doit notamment posséder un schéma pluriannuel. Il a une durée maximum de 3 ans.

Le schéma doit présenter la politique de l’entité concernée en matière d’accessibilité numérique. Il présente aussi les travaux de mise en conformité de l’entité. Un schéma pluriannuel et un plan d’action de l’année en cours doivent alors être accessibles sur le site internet du service.

6. Schéma pluriannuel

Le schéma pluriannuel d’accessibilité aide à la priorisation selon 2 axes :

  • l’impact utilisateur ;
  • le coût des corrections.

Pour aller au‑delà des obligations légales, il est alors essentiel de prendre des mesures permettant d’intégrer l’accessibilité numérique au sein de votre organisation. Pour cela, le schéma pluriannuel proposé par l’équipe Koena contient :

  • Des animation d’ateliers de sensibilisation, de démos et mises en situation ;
  • La modélisation de nouveaux process vous permettant d’intégrer l’accessibilité numérique dans votre organisation ;
  • Un accompagnement pour la prise de fonction d’une personne référente en accessibilité numérique ;
  • La rédaction de guides et tutoriels sur‑mesure.

7. Dérogations à l’accessibilité

Il existe 8 cas de dérogations possibles. Ces dérogations appartiennent au décret n° 2019-768 du 24 juillet 2019 relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des services de communication au public en ligne.

Voici la liste des contenus exemptés de l’obligation d’accessibilité, d’après Légifrance :

  1. Les fichiers disponibles dans des formats bureautiques publiés avant le 23 septembre 2018, sauf s’ils sont nécessaires à l’accomplissement d’une démarche administrative relevant des tâches effectuées par l’organisme concerné ;
  2. Les contenus audio et vidéo préenregistrés, y compris ceux comprenant des composants interactifs, publiés avant le 23 septembre 2020 ;
  3. Les contenus audio et vidéo diffusés en direct, y compris ceux comprenant des composants interactifs ;
  4. Les cartes et les services de cartographie en ligne, sous réserve que, s’agissant des cartes destinées à fournir une localisation ou un itinéraire, les informations essentielles soient fournies sous une forme numérique accessible ;
  5. Les contenus de tiers qui ne sont ni financés ni développés par l’organisme concerné et qui ne sont pas sous son contrôle ;
  6. Les reproductions de pièces de collections patrimoniales qui ne peuvent être rendues totalement accessibles en raison :
    • Soit de l’incompatibilité des exigences en matière d’accessibilité avec la préservation de la pièce concernée ou l’authenticité de la reproduction notamment en termes de contraste ;
    • Soit de l’indisponibilité de solutions automatisées et économiques qui permettraient de transcrire facilement le texte de manuscrits ou d’autres pièces de collections patrimoniales et de le restituer sous la forme d’un contenu compatible avec l’obligation d’accessibilité ;
  7. Les contenus des intranets et des extranets publiés avant le 23 septembre 2019, jusqu’à ce que ces sites fassent l’objet d’une révision en profondeur ;
  8. Les contenus des sites internet et des applications mobiles qui ne sont ni nécessaires à l’accomplissement d’une démarche administrative active ni mis à jour ou modifiés après le 23 septembre 2019, notamment les archives.

Tous ces termes sont des outils pour permettre l’accessibilité des sites web. Ils favorisent donc l’inclusion. L’équipe Koena peut vous accompagner dans ces démarches !


Texte : Emma Jalis
Illustration : Freepix

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